Viagra Boys ? Quésaco ? C’est le Maître des ondes musicales de France Inter, Michka Assayas pour ne pas le nommer qui m’a fait découvrir ce groupe suédois.

Menés par le chanteur Sebastian Murphy, enfin chanteur, il scande plus qu’il ne chante, à l’image de Joe Talbot le leader de Idles, ces suédois nous livrent un post-punk mêlé de funk, d’électro et de jazz, foutraque donc à l’image de Murphy, tatoué de la tête au pied qui dans la plupart des vidéos du groupe semble s’adonner à toutes les dérives possibles (alcool, drogue…), toujours une pinte de bière ou autres boissons alcoolisées à la main.

Donc partons à la découverte ce groupe encore méconnu du grand public pour l’instant (espérons qu’ils se feront vite un nom).

Tout commence donc en 2015, quand Murphy exilé californien au pays d’Abba forme Viagra Boys. A la formation rock « classique », Murphy s’est adjoint les services d’un saxophoniste qui vient donner une ambiance free jazz aux titres déjà bien déjantés. Leur premier single « Research chemicals » donne tout de suite le ton de la ligne que va suivre le groupe pour ses deux premiers albums, un rythme syncopé mélange d’électro-rock qui donne envie de se lever et d’aller investir le dancefloor (un verre à la main à l’image de Murphy dans cette vidéo).

En 2018 sort le premier album « Street worms » dans lequel le groupe applique la même recette que pour ses premiers singles. Certains titres pourront rappeler aux plus anciens le groupe israélien Minimal Compact qui avait lui aussi en son temps su mélanger les genres.

Après un quatre titres sorti en mars 2020 (sans doute pour nous faire supporter le premier confinement) et nous faire patienter, est sorti en ce début d’année 2021 le deuxième album « Welfare jazz ». On retrouve tous les ingrédients qui nous font apprécier ce groupe. Murphy qui dit être clean, terminé les excès et autres dérives (on demande à voir) continue de scander ses textes sur des rythmes toujours aussi chaloupés même si l’ambiance se fait plus sombre sur certains morceaux.

En duo avec Amy Taylor (Amyl & the Sniffers), le groupe nous propose un titre country punk aux influences americana que Murphy dit beaucoup apprécier. Ce titre décalé par rapport au reste de l’album conclut en beauté ce second opus.

Mais le meilleur endroit pour découvrir Viagra Boys reste la scène sur laquelle ils excellent paraît-il mais les temps présents ne nous permettent pas de le vérifier, un jour peut-être…