Accueil  -- < - page suivante >>


 Les Titres 

Lisette (1921-1942 ; 1946-1973)
Edité par les éditions Monsouris, cet illustré pour filles apparaît parallèlement à Fillette, La Semaine de Suzette et Bernadette. Comme plusieurs titres pour jeunes filles, grâce à un lectorat fidèle il connaît une longévité importante. Pareillement à La Semaine de Suzette qui avait crée la poupée Bleuette, Lisette propose une poupée du même nom et offre à ses abonnées des patrons pour les habiller suivant une mode d’hiver et une mode d’été.
Une des grande qualité de ce journal vient de la variété et de la richesse de ses illustrations auxquelles ont participé Raymond de la Nézière, Levesque (allias Le Rallic) Rob Vel (Spirou), mais aussi Erik, Calvo, Forest...
Après une interruption due aux années de guerre, Lisette est réédité à partir de 1946. Les mentalités évoluent et les titres pour les filles laissent la place aux journaux mixtes dans les années 60-70. Lisette cesse de paraître en 1973 n’ayant pas réussi à s’adapter à la vie moderne des lectrices. Les années 2000 verront un revirement de cette situation.

Le Magasin d'éducation et de récréation (1877-1915) Ed. Hetzel
Le Magasin d’éducation et de récréation est le fruit d’une collaboration entre deux républicains engagés dans la diffusion du savoir : l'éditeur Pierre Jules Hetzel et Jean Macé.
Cette revue est tout d’abord bimensuelle. L’abonnement à l’année coûte douze francs en 1864. Elle reçoit en 1867 le Prix Montyon de l’Académie française, un prix qui récompense l’engagement dans la diffusion du savoir.
Le Magasin d’éducation et de récréation se présente comme un journal dont le but est de diffuser les connaissances en distrayant, et qui s’adresse à un vaste lectorat. Malgré la qualité de sa rédaction qui associe des noms aussi illustres que ceux d’Hector Malot, d’Alexandre Dumas, d’Élisée Reclus, de Jules Verne, il connaît des débuts difficiles et ne paraît pas avoir atteint les dix mille abonnés avant 1875. En octobre 1876, la revue absorbe son ancien concurrent, La Semaine des enfants. Elle est elle-même absorbée en 1916 par Le Journal de la jeunesse.
Le Magasin d’éducation et de récréation s’inscrit dans le mouvement de pensée qui fait de l’instruction un idéal collectif et un remède à l’injustice sociale, en promettant une vie meilleure, et participe à la diffusion du savoir pour tous, même si ses lecteurs sont pour la plupart issus de la bourgeoisie.

Mon journal (1881-1925) Ed. Hachette
Mon Journal  est une revue pour enfant, de petit format, éditée par Hachette à partir de 1881. Il prend un parti davantage distractif qu’instructif et remporte rapidement un grand succès.
Christophe (Georges Collomb) commence à y écrire des histoires illustrées avant de travailler pour Le Journal de la jeunesse. En 1890 c’est Steinlen, affichiste reconnu qui régale les enfants avec ses chats. Cette revue accueillera tout au long de sa parution des illustrateurs de premier plan tel Job, Rabier ou Lorioux.
A partir de 1892, la revue devient hebdomadaire et la page de couverture est systématiquement en couleur. Le journal propose des expérimentations avec la rubrique « La science amusante » de Tom Tit, des découpages et des pliages qui s’intercalent entre les récits écrits sous forme de feuilletons.

Musée des familles (1833-1900)
Le Musée des familles, sous-titré Lectures du soir, est une revue française semestrielle, illustrée, d'audience catholique et bourgeoise, fondée en octobre 1833 par Émile de Girardin.
Revue essentiellement récréative, elle publie en feuilletons les premières versions de romans célèbres du XIXe siècle. Le Musée des familles est successivement dirigé par Charles Wallut et Henri Berthoud. Son rédacteur en chef, Pitre-Chevalier (1812-1863), y accueille les premiers écrits de Jules Verne.
Le Musée des familles parait en livraisons du mois d'octobre 1833 jusqu'en 1900. Il contient des nouvelles et des romans-feuilletons, ainsi que des récits de voyages, réels ou fictifs, et une chronique du mois. Y paraissent des textes d'Alexandre Dumas, de Théophile Gautier (Le Chevalier double, en 1840 et le Voyage en Espagne, en 1846), de Jules Verne, d'Honoré de Balzac (notamment les premières ébauches de L'Envers de l'histoire contemporaine, en 1844). La revue est rachetée en 1845 par Charles Delagrave.

Le Noël
Le Noël est une revue hebdomadaire illustrée pour les jeunes filles, publiée par l'Union Noëliste, proche de la Maison de la Bonne Presse qui édite aussi  Le Pèlerin et La Grande Guerre du XXème siècle. Chaque numéro, de petit format, fait quarante pages dans son édition de guerre (un peu moins encore au début de l’année 1915). Les premières de couverture sont souvent en rapport avec la religion et les églises, ou avec la guerre. On y rencontre aussi quelques photos inédites, envoyées par la famille des abonnés. On peut y lire des nouvelles de membres et de leur parents mobilisés, des poésies et des questions plus philosophiques telles que : «les soldats morts vont-ils au paradis ?», etc… Ce périodique, publié jusqu’en 1935, est souvent illustré par Eugène Damblans, dessinateur-clé de la collection « Cinématique », fondée en 1920.

L'Ouvrier (1861-1920)

Le Petit français illustré (1889-1905)
Le Petit Français illustré, fondé en février 1889 par Armand Colin, avait pour but d’informer et de rendre service aux écoliers et écolières. Il voulait rendre l’étude attrayante. Il se composait principalement de récits feuilletons.
Les articles, nouvelles ou romans, étaient tous lus par le secrétaire de rédaction et choisis en accord avec le directeur. Le journal recevait en moyenne 25 romans manuscrits par mois, + des articles à caractère littéraire, scientifique, sportif…Une fois retenu, le manuscrit se voit attribuer un dessinateur. Aucun texte ne s’imprime dans le journal s’il n’encadre une ou plusieurs illustrations très soignées. Le gérant signait avant le tirage un n° specimen prouvant qu’il acceptait la responsabilité légale de tous les articles.
Le premier numéro du journal fut tiré à + de 900 000 exemplaires, le + gros tirage atteint par un titre de la presse jeunesse pour un premier n°. Mais le tirage ne cessa de diminuer. 48000 en 1891. Le journal cesse de paraître en 1905 dans sa formule hebdo qui hachait trop les matières : le lecteur n’apprécie pas les interruptions chaque semaine des romans, et des études scientifiques.
Christophe en particulier, entre 1889 et 1904, y a publié les aventures du Sapeur Camember, La Famille Fenouillard, vie et mésaventures du savant Cosinus et les malices de Plick et Plock. Ces textes sont des précurseurs de la bande dessinée

Lisette No85 page de titre

Mon  Journal No 11 page de titre  le  Noel  No 408 pg de titre small
Mon Journal                    Le Noël

l Ouvrier  le  Petit  Francais  Illustre  No 460 page  35
L'Ouvrier                        Le Petit français illustré