Le Journal des demoiselles (1833-1922)
Parmi les 55 journaux, d’existence souvent éphémère, qui parurent entre 1832 et 1856, le Journal des demoiselles, apparu en 1833, connut une longévité remarquable , et exerça une influence importante de par la qualité de ses collaborateurs.
Le Journal des demoiselles, mensuel très discret dans sa présentation, bénéficia de la plume de Zénaïde Fleuriot, d’Elisée Voïart, de Mme de Stolz… Destiné aux filles de 14 à 18 ans des milieux aisés, il fut géré tout au long de son existence par la famille Thiéry, et les femmes y jouèrent un rôle essentiel. Mme Fouqueau de Pussy et Alida de Savignac en furent les plus actives collaboratrices comme rédactrices en chef. Malgré la fierté féminine qui émane du journal, la place dévolue à l’instruction et à la science resta limitée, au profit de la littérature, de la mode, du théâtre… En 1863, les propriétaires du journal lancèrent La poupée modèle, journal des petites filles, destiné aux plus jeunes.
Le journal cessa de paraître en 1922.
Journal des enfants (1832-1897)
Créé par Charles Latour-Mézeray. Le Journal des enfants a rapidement du succès, il s’adresse à 20 000 familles en 1833, puis il connaîtra une existence chaotique. Dans le premier numéro, Jules Janin annonce que le journal accueillera de grands écrivains : Louis Desnoyers, Alexandre Dumas, Théophile Gautier… Le choix de textes littéraires a donné au journal toute sa notoriété pendant plus de soixante ans.
Le Journal des jeunes personnes (1833-1868)
Mensuel né en 1833, la même année que Le Journal des demoiselles, Le Journal des jeunes personnes s’entoura également des bonnes plumes de l’époque.
Les deux titres connurent un développement parallèle, mais Le Journal des jeunes personnes se présentait sous une forme plus austère, avec moins de concessions au romanesque.
De 1847 à 1857 "le journal fut « publié sous la direction morale de Mlle S. Ulliac-Trémadeure" », femme de lettres bretonne qui écrivit des articles et des livres sur des sujets divers, et dont d’œuvre fut couronnée de plusieurs prix sous la Monarchie de Juillet.
En 1869, Le Journal fut absorbé par La Femme et la famille puis reparut de 1892 à 1897, parallèlement à cette dernière publication, et avec un texte à peu près identique.
Le Journal rose (1912-1914) Ed.Tallandier
Edité par Tallandier, ce journal est peu connu des spécialistes, de par la courte durée de sa parution probablement.
Il présente néanmoins un intérêt iconographique réel, avec la collaboration régulière de Benjamin Rabier.