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Rencontre avec Fawzia Zouari

Rencontre

Fawzia Zouari

Tout public

L'auteure s'engage avec passion en faveur d'un islam des Lumières, intégrée dans le pays de la laïcité dont elle défend les valeurs.

Date et heure : Le 22/03/2017 à 18:00

Thème : Langues et littérature

Rencontre

Fawzia Zouari

Tout public

L'auteure s'engage avec passion en faveur d'un islam des Lumières, intégrée dans le pays de la laïcité dont elle défend les valeurs.

Date et heure : Le 22/03/2017 à 18:00

Thème : Langues et littérature

« J’ai vu le jour en Tunisie, dans un petit village où mon père avait le titre de « cheikh » qui lui conférait une autorité religieuse. Ma mère a passé sa vie enfermée derrière les murs de sa maison et je n’ai aperçu sa chevelure que sur son lit de mort. Vers douze ans, mes soeurs aînées ont été interdites d’école et cloîtrées. Je me suis alors promis d’aller jusqu’au bout de mes études et de ne pas me voiler. »
Extrait de son ouvrage Je ne suis pas Diam’s Édition Stock | 2015

L’auteure s’engage avec passion en faveur d’un islam des Lumières, intégrée dans le pays de la laïcité dont elle défend les valeurs. Essayiste et romancière, elle est aujourd’hui journaliste à Jeune Afrique et pour France 2. Elle a obtenu le Prix des cinq continents de la francophonie 2016 pour Le corps de ma mère.

 

2 questions à Fawzia Zouari

Que représente pour vous le Prix des cinq continents de la francophonie, que vous venez d’obtenir pour Le corps de ma mère ?

L’impression d’intégrer légitimement la « tribu ». La confirmation que cette langue me fut destinée et que je n’ai pas fait en vain tout ce chemin vers elle. Le fait de partager et de faire partager à une échelle plus grande le plaisir de la littérature.

Dans Libération du 16 mars 2016, vous avez signé un édito intitulé La langue française est mon pays dans lequel vous écrivez « (…) Je me sens française par la langue et non par l’histoire, ni le mariage, ni le passeport. Je suis venue pour cette langue. Je suis venue pour elle. (…) ». D’où vient cet amour du français ?

Les Arabes disent : « Est arabe celui qui parle la langue arabe ». Je me mets dans la même perspective en me réclamant d’un pays dont je parle la langue. C’est une façon comme une autre de définir l’identité. D’où vient cet amour du français ? Je me référerais là aussi à la culture arabe, pour dire : « Maktoub » : qui signifie « c’était écrit »