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1850 - 1904 :
Les éditeurs à  la conquête du jeune public


Berquin et L’Ami des enfants

Le double enjeu d’instruire et d’amuser concerne de plus en plus, au fil des années, la presse jeunesse. Dans ce contexte, Arnaud Berquin (1747-1791), collaborateur du Mercure, lance la publication du périodique, L’Ami des Enfans.
Berquin suit un projet à la fois idéaliste et commercial, ne négligeant ni la publicité, ni les avantages de l’abonnement qui crée un public captif. Le premier volume daté de 1783 paraît en fait le 15 décembre 1782 pour que les pères de famille puissent l’offrir en étrennes aux enfants.
Le contenu des histoires de Berquin est fondé sur la simplicité et le naturel, mettant en avant les liens entre époux et entre parents et enfants. L’abandon des références latines ou à la mythologie ainsi que l’utilisation de la langue véhiculaire en font son succès à une époque ou les textes en latin sont les seuls supports offerts aux écoliers. C’est le nom de Berquin « la berquinade » qui est resté pour représenter la littérature enfantine, la littérature romanesque du XIX°, mais utilisé de façon péjorative pour désigner une œuvre fade et sentimentale.
La notion de périodique n’est pas encore fixée : L’Ami des Enfants ne paraît que durant deux années, et sera sans cesse réédité sous forme de volumes. Le titre ne disparaît des catalogues qu’en 1935. Le terme d’ « Ami des enfants » sera repris dans bon nombre de publications pour la jeunesse.


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