LES HOMMES…

Avant 1750, la ville subit peu de modifications. L’importance de l’espace urbain occupé par les institutions religieuses (couvents, églises, hôpitaux) ainsi que les rivalités entre les autorités publiques : capitouls, parlementaires, officiers royaux, sont un frein au développement du tissu urbain. Les choses changent dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Toulouse connaît alors une politique d’embellissement des abords de la ville avec la construction du Grand Rond et de ses allées, des quais de Garonne, du canal de Brienne et des grandes avenues de l’actuel quartier Saint-Cyprien. Ces grands travaux ne sont pas portés par les autorités publiques mais par des personnalités comme le chevalier Louis de Mondran (1699-1792), l’archevêque Étienne Charles de Loménie de Brienne (1727-1794) et les deux directeurs des travaux publics de la province de Languedoc : François Garipuy (1711-1782) et Joseph-Marie de Saget (1725-1782).
Les années révolutionnaires provoquent un profond bouleversement, l’institution capitulaire et le Parlement de Toulouse sont supprimés. Les biens des ordres religieux sont saisis et vendus. Sous l’Empire, certains cloîtres et églises seront démolis : le couvent des Carmes, les cloîtres de Saint-Sernin, Saint-Étienne, la Daurade. Certains d'entre eux seront transformés en caserne comme les Jacobins et le couvent des Cordeliers. Au XIXe siècle, l’augmentation de la population et le développement des activités économiques obligent les autorités publiques à une réflexion sur l’ouverture de la ville. En 1807, une loi, promulguée par Napoléon I, autorise l’expropriation pour intérêt général. Cette nouvelle réglementation en matière d’urbanisme et d’architecture va permettre d’accélérer le rythme des travaux ainsi que celui des démolitions. La destruction des remparts entre 1826 et 1832 permet une extension rapide de la cité. Les portes Arnaud-Bernard, Matabiau et Montoulieu seront abattues sur ordre de M. Virebent, architecte de la ville.  ...SUITE>

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L'eau...
















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