TOLOSA, THOLOSE, THOLOSA, TOULOUSE... DES "HISTOIRES" OUBLIEES...

Á la Renaissance, les études et les recherches se multiplient sans néanmoins faire progresser la critique historique.

Antoine Noguier (15..-157.), poète, lauréat des Jeux Floraux en 1548 et 1550 publie à son tour, l’ « Histoire Tolosaine », à la suite d’une commande passée par les Capitouls de Toulouse désireux de célébrer leur ville. L’ouvrage fut imprimé par Guyon Boudeville, imprimeur toulousain en 1556 et réédité en 1559. Encore une fois, son auteur se contente de mélanger hardiment les légendes d’Etienne de Gan et celles de Nicolas Bertrand.
Ainsi jusqu’au début du XVIIe siècle, la population toulousaine est persuadée d’avoir eu comme roi bâtisseur le célèbre Tholus et de descendre en ligne directe de Japhet, fils de Noé !

Cette situation évolue à partir du XVIIe siècle avec Guillaume Catel (1560-1633), magistrat, conseiller au Parlement de Toulouse,  épris de belles-lettres et de vérités historiques. Il publie en 1623 chez Pierre Bosc, une « Histoire des comtes de Toulouse »  puis en 1633 ses « Mémoires sur l’histoire du Languedoc » dans lesquels il dénonce la crédulité, l’ignorance et l’amour du merveilleux de ces prédécesseurs. La critique historique prend enfin le pas sur  la légende.

Au fil des siècles, les travaux de Frère Etienne de Gan, de Nicolas Bertrand et d’Antoine Noguier seront critiqués voire méprisés. Aujourd’hui, même s’ils font partie de l’historiographie toulousaine, ils sont définitivement relégués au rang de curiosités.

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