HEURTOIR DE PORTE
(ou plus communément appelé marteau de porte)

Bref historique :
Le heurtoir est une sorte de marteau dont on se servait autrefois pour frapper aux portes des maisons, d’après Viollet-Le-Duc. Les premiers heurtoirs étaient de petits maillets suspendus extérieurement aux portes, ces heurtoirs ont pris par la suite des formes très diverses et variées. Ils se composaient d’un anneau de fer ou de bronze articulé, ou bien encore d’un marteau gravé ou ciselé. Ces anneaux et marteaux devaient frapper sur une tête de clou ou un bouton de métal fixé sur la porte.
Quelquefois, cet élément n’existant pas, le choc avait lieu à même le bois. Lorsque la porte était à deux vantaux, un seul, celui de droite, faisait office de heurtoir ; pour faire pendant à ce dernier, sur l’autre on installait un marteau fixe. La présence d’anneaux facilitaient ainsi le tirage des vantaux lorsqu’on voulait les fermer. Les heurtoirs se retrouvent aussi à la porte de certaines églises en signe d’asile.

L’origine des heurtoirs est certainement très ancienne. Viollet-Le-Duc note la présence d’un heurtoir à la cathédrale du Puy-en-Velay qui date du XIème siècle. Au début du XIXème on remplace les heurtoirs en bronze par des pièces de fonte et de fer forgé, dont quelques-unes sont remarquables par leur exécution. Pour mémoire, fin XIXème début XXéme, le photographe Eugène Atget bien connu pour ses photographies documentaires sur la ville de Paris, a photographié des heurtoirs qui sont de véritables œuvres d’art. http://expositions.bnf.fr/atget/expo/salle2/index.htm

Devant la diversité des modèles et de leurs dimensions, il est certain que ceux-çi reflètent aussi le statut social des propriétaires des lieux. D’autre part, le choix des modéles : col de cygne, mains féminines ou masculines, tête de lion, serpents et représentations diverses sont aussi chargés de symboles. 














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