Né en 1973 à Trinidad à Cuba, j'ai pu dès l'âge de 12 ans intégrer l'école des beaux arts provinciale qui m'a permis assez jeune d'avoir un enseignement très poussé en arts plastiques. C'est sans doute ma chère tante de La Havane qui en m'envoyant régulièrement cahier à dessin, peintures et crayons de couleurs qui m'a donné le goût des arts, mon père le dimanche qui fabriqué des objets, des maquettes, en se plongeant dans sa revue préférée, et ma mère qui m'a toujours soutenu. J'ai pu intégrer ensuite à 15 ans l'Ecole Nationale des Beaux Arts de La Havane et obtenir ainsi mon diplôme de professeur, peintre, dessinateur et graveur.La formation à l'époque de ma promotion était à la fois très technique, voire académique, et en même temps largement ouvert sur le monde contemporain. Etre artiste à Cuba est un statut privilégié où l'on pense qu'on n'exposera que dans les galeries et les biennales d'art contemporain, mais jamais dans les salons du commun des mortel ! Cette double formation m'a permis d'aiguiser mes compétences techniques mais aussi de toujours chercher une forme d'abstraction dans l'approche des sujets. J'ai pu suivre cette formation et même ensuite après mon diplôme prolonger mon séjour dans cette école à l'architecture magnifique et malheureusement en ruine aujourd'hui (l'ancien country club de La Havane transformé par trois architectes, l'un cubain, Ricardo Porro, et deux Italiens, Roberto Gottardi et Vittorio Garatti.) Cette architecture toute en courbe et écrasée par la végétation fut mon terrain de jeu, d'expérimentation, de rencontres et de disette qui ont marqué mon initiation à l'art.Cependant tout m'appelait vers le large et après un court passage au Canada, j'ai atterri en France où j'ai toujours essayé de maintenir ma pratique artistique, même si l'intégration fut longue. C'est à Toulouse que j'ai de nouveau pu croire en cette vocation, grâce notamment aux belles rencontres qui m'ont permis de développer des projets artistiques.