Les livres anciens sont très fragiles. Composés de matériaux organiques, (le papier est fabriqué avec de vieux tissus, les colles, les ficelles, le cuir, sont d’origine végétale ou animale), ils sont très hygroscopiques, c’est-à-dire qu’ils réagissent à la teneur en eau de l’air dans lequel ils sont : ils absorbent de la vapeur d’eau s’ils sont dans un air trop humide, ils en rejettent s’ils sont dans un air trop sec. Et ces mouvements occasionnent sur les feuillets ou les reliures des variations dimensionnelles (rétrécissement, craquelure, rétractation, etc…) La conservation préventive  requiert donc des conditions de stockage particulières, au niveau de la température (18-20° maximum), de l’humidité de l’air environnant (50 % d’humidité relative), de la lumière, de la pollution de l’air, etc…

De la même manière, l’exposition de ces documents pose problème : les effets chauffants des infrarouges de la lumière, et les UV sont particulièrement nocifs : des filtres doivent être posés sur les vitrines. Il faut donc limiter le temps d’exposition  pour des raisons de conservation, sous peine de voir leurs couleurs, ou le tracé de leur impression ternir, de blanchir, jaunir ou brunir les papiers (selon les cas et la nature de ces papiers), de fragiliser les feuillets par perte de résistance mécanique, de casser les coutures et les reliures, de dessécher les matériaux organiques, bref, d’en voir leur vieillissement s’accélérer  !!!