Madagascar
Une politique de colonisation atypique

Après le traité de Berlin (1885) qui attribuait l’île de Madagascar à la France, un accord signé entre les deux parties avait laissé une relative indépendance au Royaume de Madagascar. Puis la politique de la France se durcit, et le Royaume de Madagascar est conquis par la France en 1896 après un débarquement militaire.
La fin de l’Indépendance est suivie de dix ans de guerre civile larvée. Madagascar sera sous administration française de 1896 à 1960.
Le maréchal Joseph Galliéni, à l’époque gouverneur général de Madagascar (1896-1905), met en place une politique de colonisation basée sur les différences entre les ethnies qui peuplent l’île. Il confie aux Merinas les postes les plus importants des services publics, s’appuyant en particulier sur la caste des Andrianas, les nobles, et celle des Hovas, les bourgeois. Pour Galliéni, la colonisation d’un pays passe par une parfaite connaissance de ce pays et de ses langues, des ethnies qui la peuplent. Pour ce faire, il fait recenser systématiquement la population indigène de Madagascar au moyen de la photographie.

Les cinq principales « races » composant la population de l’île seront répertoriées, tout au long de la résidence de Galliéni à Madagascar.
Sous l’impulsion de Galliéni, de nombreuses infrastructures
sont mises en place : 1er chemin de fer Tananarive-
Tamatave, achèvement du chemin de fer de Madagascar,
développement rapide du réseau routier (1905 à 1935)…
Mais la répression menée contre la résistance du peuple
malgache à sa colonisation fera entre 100 000 et 600 000
morts pour une population de 3 millions…


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