Edmund Dulac, illustrations féeriques

L’univers merveilleux d’Edmund Dulac

Princesse Badaurah - 1913

Ce livre montre encore une nouvelle évolution dans la manière de Dulac : il s’affranchit de toute perspective, se rapprochant ainsi de la miniature orientale. Le sol et le ciel, traités à l’éponge, ont un rendu homogène, décoratif. Mais les planches sont loin d’être des copies de miniatures : elles en sont une adaptation, dans un style occidental, où les relations entre les êtres sont figurées, empreintes de psychologie. La princesse est chinoise : Moyen-Orient et Extrême-Orient se rejoignent. La planche qui la représente, en frontispice, la montre au bord d’une rivière, immobile, écoutant le discours d’un oiseau enchanteur. Le pont tout proche est une image de pont, sans la moindre vérité figurative, un symbole de pont, enjambant une rivière immatérielle.  

L’arbre sur lequel repose l’oiseau magique fleurit sans feuilles, et des fleurs poussent sur un impossible gazon noir, qui ressemble à un nuage.
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