Edmund Dulac, illustrations féeriques

De Toulouse À Paris

Il fera un bref retour à l’académie Julian, de quelques semaines à peine. On peut imaginer à la lumière de ses orientations ultérieures que ce passage a correspondu à la prise de conscience que son avenir n’était pas dans la peinture de chevalet. La peinture historique, le paysage l’attiraient peu, à l’inverse de la caricature, des scènes de genre, des arts graphiques. Dulac loge rue Notre-Dame-des-Champs près du jardin du Luxembourg, où il se rend souvent pour dessiner d’après nature. L’université d’Austin au Texas possède un petit dessin aquarellé, daté de 1903, représentant un petit âne tirant une charrette de marchand de légumes qui annonce un style à venir, un style d’illustrateur, avec des lignes nettes, des couleurs franches.

 

1904 est la dernière année de création exclusivement française d’Edmond Dulac : sa décision de tenter sa chance en Angleterre est prise, il réunit des dessins, des aquarelles sans doute, on ne sait trop avec quoi il part, mais il part vers la fin de l’année. Il a vingt-deux ans.