Edmund Dulac, illustrations féeriques

De Toulouse À Paris

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Ce second prix municipal s’accompagne toutefois d’une bourse bienvenue, grâce à laquelle Dulac peut partir à Paris. Vers cette époque commence à se manifester son attrait pour l’Angleterre : il s’habille à l’anglaise, il apprend l’anglais, il anglicise son prénom en Edmund. Il a le goût pour un certain dandysme. Son ami Rixens est un écho parfait à ses centres d’intérêt. Dulac manifeste aussi de la curiosité pour l’Orient, Moyen ou Extrême, comme en témoignent, dans ses carnets, des essais de calligraphie arabe, chinoise ou hébraïque. À Paris il s’inscrit à l’académie Julian, institution privée recherchée où sont passés de très nombreux artistes français et étrangers. On y donne un enseignement conventionnel, dont le peintre Jean-Paul Laurens est un des grands maîtres. Dulac est vite déçu car le style qu’il trouve à l’académie Julian n’est pas celui qu’il souhaite pour se former