Edmund Dulac, illustrations féeriques

Les dernières années

Cliquez pour agrandir l'image
Cliquez pour agrandir l'image

Il meurt d’une rechute cardiaque, dans un hôpital londonien, le 25 mai 1953, à l’âge de 70 ans. Avec lui disparaissait le dernier artiste d’une grande période de l’illustration anglaise : “The Age of the Enchantment”. Homme modeste, d’une vaste culture, parlant rarement de lui, il se considérait comme un artisan, activité où l’anonymat est souvent la règle, et il pensait que les illustrateurs faisaient partie de la middle class des artistes. ll avait tort.

Dulac n’avait pas eu d’élèves, et après lui les modes changèrent. Aujourd’hui, ses illustrations un temps oubliées sont estimées à leur juste valeur. Notre oeil a réinvesti la figuration « traditionnelle » de la première moitié du siècle dernier et le romantisme tendre de la palette de Dulac. La connaissance d’une oeuvre réveillant le regard, l’amateur éclairé peut retrouver sa trace dans l’univers féerique de certains illustrateurs, dans des décors de théâtre, dans des représentations de l’Orient au cinéma. La richesse de son univers, qui associe poésie et élégance, ne s’épuise pas. Il garde tout son pouvoir d’émerveillement.