Cité Imaginaire

La littérature qui s’adresse aux jeunes s’empare volontiers de la thématique de la cité imaginaire où sont concentrés tous les fantasmes. Lorsqu’elle est une utopie, c’est une cité idéale qui nous transporte dans des mondes futuristes toujours porteurs d’espoir, où les hommes vivraient en harmonie, dans le bonheur et le partage d’un environnement idéal. Lorsqu’elle est une dystopie – ou contre utopie-, elle est une cité close, où l’on fait prévaloir les « bienfaits » d’une organisation totalitaire. Dans tous les cas, la cité est une organisation sociale parfaite, que ce soit positivement ou négativement, elle est l’ouverture sur le futur (Hunger Games de Suzanne Collins, Pocket jeunesse, 2009).
Mais cette ville imaginaire peut aussi tout simplement naître d’un regard neuf porté sur notre quotidien, et devenir une évocation onirique renouvelant la perception de notre environnement (Cuisine de nuit de Maurice Sendak, L’école des loisirs, 1972).

Hunger Games de Suzanne Collins, adapté au cinéma par Gary Ross en 2012