La presse des filles
Dès le XIX° siècle, un grand nombre de titres s’adressent spécifiquement aux filles.
Le très sage Journal des demoiselles connaîtra une belle longévité (1833-1922) mais sera concurrencé au début du XXe siècle par des publications plus attrayantes, où le dessin prend une importance accrue.
La Semaine de Suzette, dès 1905, développe des thématiques qui restent conservatrices, le lectorat visé étant avant tout, pour La Semaine de Suzette, les petites filles issues de la bourgeoisie, voire de la noblesse. Il faut avant tout maintenir l’ordre social en place, et les filles doivent rester à leur place, c'est-à-dire à la maison. Le journal connaît un succès durable grâce à sa forme soignée, à l’intérêt des histoires racontées, et surtout grâce au personnage de Bécassine.
Fillette, apparue en 1909 chez Offenstadt , l’éditeur de l’Epatant, s’adresse à une catégorie sociale moins favorisée. Son héroïne principale, Lilli, devenue « l’espiègle Lilli », se montre turbulente et peu respectueuse de l’autorité , mais les textes demeurent moralisateurs et assez conventionnels. De manière générale, le contenu des journaux pour filles incite ses jeunes lectrices à se montrer toujours aimables, gracieuses, et à avoir bon cœur….
Dans les années 1960, les publications destinées aux filles vont disparaître, au profit de journaux mixtes. On assiste à leur réapparition depuis les années 90.